
Les personnes souffrant de troubles bipolaires pourraient bientôt être en mesure de les reconnaître grâce à une simple prise de sang. C’est le résultat d’une décennie de recherches menées par la start-up Aleciag, située près de Montpellier, dans l’Hérault. Un test appelé Edit-B sera lancé dans un laboratoire médical local, selon est prévu pour être réalisé dans un laboratoire médical local, selon est prévu pour être réalisé dans un laboratoire médical local, selon Ouest-France . S’il est concluant, les professionnels de la médecine pourront facilement discerner entre le trouble bipolaire et la dépression. « Notre test va nous permettre de réduire les symptômes des patients, qui peuvent durer en moyenne sept ans. Jusqu’à présent, il était extrêmement difficile pour les médecins de distinguer ces deux troubles mentaux, car ils sont similaires. Pourtant, leur traitement n’est en aucun cas le même », a déclaré Alexandra Prieux, cofondatrice d’Alcediag, au journal local.
Selon une étude menée auprès de patients du CHU de Montpellier et publiée en mai, le test est précis à 95 % dans l’identification des patients malades. La deuxième étude de validation a été lancée. Elle durera deux ans et portera sur 436 patients. L’objectif est de lancer le test d’ici 2023. Il sera d’abord commercialisé en Italie et en Suisse avant d’être introduit en France.
Une avancée majeure
Dinah Weissman qui est également cofondatrice de la startup tente d’expliquer le processus : « Lorsque le cerveau fonctionne mal, il transmet des signaux à l’organisme, comme le ferait un rein ou un foie ». Les signaux recueillis grâce à ce test. « Faire entrer la biologie dans la psychiatrie peut être une avancée importante », estime-t-elle. Alexandra Prieux est d’accord : « Dans le domaine de la psychiatrie, il n’y a rien à faire. Nous nous intéressons également au stress post-traumatique et à la dépression post-partum. Un jour, nous sommes sûrs que nous pourrons reconnaître les troubles mentaux sous toutes leurs formes, puis les traiter car ils sont comme les autres.
En France, entre 650 000 et 150 000 personnes souffrent de troubles bipolaires. Si la maladie n’est pas traitée, 20 % des patients meurent par suicide. En général, la longévité des patients est réduite de 10 ans.