S.E.R.E.T.

Société d'Etudes et de Recherches en Thérapeutiques.

Séminaire sur le syndrome de Costen ou SADAM prévu pour les vendredi 6 et samedi 7 octobre 2017
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ORTHODONTIE

Votre enfant a les dents qui ne se positionnent pas bien, 

que faut-il faire ?

Nous vous engageons à lire déjà ce qui se trouve sur le site : www.dentalespace.com/patient/orthodontie.htm

La croissance crânio-faciale et le placement des dents de votre enfant doivent être surveillés régulièrement pour éviter que des mal positions dentaires et des dysmorphoses (déformations de la face) ne viennent perturber l'esthétique de votre enfant.

L'harmonie du visage et des arcades dentaires sont essentiels dans la prévention du syndrome de Costen.  Nombre d'enfants présentent des troubles posturaux (attitudes scoliotiques et scoliose) qui peuvent être en relation avec une dysharmonie dentaire ou faciale. Des enfants présentant une dysharmonie dento-maxillaire (D.D.M.) et/ou une déglutition infantile peuvent présenter des signes du syndrome de Costen :

  •  Un craquement de la mandibule au cours de l'ouverture de la bouche.

  •  Une attitude scoliotique ou une scoliose liée à un déséquilibre postural en relation directe celui de la mâchoire.

  •  Des migraines.

  •  Des douleurs du rachis.

  •  Rhinites.

  •  Sinusites etc.

LE PLACEMENT DES DENTS ET LA CROISSANCE CRÂNIO-FACIALE

Les dents, au cours de leur irruption dans la cavité buccale sont guidées par les structures musculaires

Elle est sous la dépendance de nombreux facteurs :

  1. - La génétique

  2. - La biotypologie

  3. - Le développement psycho-affectif et psychologique

  4. - Les antécédents médicaux

  5. - Les fonctions oro-faciales (déglutition, mastication, respiration nasale ou buccale

  6. - La posture

  7. - Les respirations thoraciques supérieure, inférieure et abdominale.

LA GÉNÉTIQUE

La génétique : si vous-même ou votre famille présentez des dysharmonies dento-maxillaires, si vous avez suivi un traitement d'orthodontie et si vous avez subi une chirurgie orthognatique (correction des dysmorphoses de la face) il faut faire suivre votre enfant par votre chirurgien-dentiste pour déterminer si, lui aussi, ne présente pas le même problème.

Dans l'hérédité il peut y avoir un mélange des hérédités maternelle et paternelle.   Un enfant peut hériter des dents du père et les os de la face de sa mère. Toutes les dents ne peuvent trouver une place sur les arcades, elles se chevaucheront et l'orthodontiste vous demandera de faire des extractions pour harmoniser la relation entre les dents et leurs support. Mais il faut être très prudent face aux extractions de dents définitives chez l'enfant.

LA BIOTYPOLOGIE

Qu'est la biotypologie ?

C'est la science des types humains fondée sur l'étude des dominantes bio-psychologiques des individus (déterminations embryologiques, caractéristiques morpho-physio-psychologiques) afin de définir certains types bio-psychologiques (ou biotypes*) et de parvenir à une classification scientifique des êtres humains. Il existe de nombreuses classifications en biotypologie pour la simplification du sujet qui est complexe nous ne citerons que celles qui sont le plus souvent employé en homéopathie. Il en existe trois grandes classes : le carbonique le phosphorique et le fluorique.

LE CARBONIQUE

C'est surtout un sujet trapu, à l'ossature épaisse, généralement d'une taille plus petite que la moyenne, mais cela n'est pas obligatoire. Il donne l'impression d'un développement tout en largeur ou en épaisseur, au détriment de la longueur. On évoque à son propos la rondeur ou l'aspect carré

L'appareil bucco-dentaire:

  •  Bertrand de NEVREZE (1877-1951) a particulièrement étudié ces problèmes car il était médecin, stomatologiste, homéopathe et professeur d'orthodontie. On peut résumer ainsi ses travaux sur la morphologie bucco-dentaire du carbo-calcique

  •  Dents trapues, courtes, épaisses, aux racines courtes et épaisses, de couleur blanche (les   plus blanches de toutes).

  •  Os alvéolaire souvent bien ou trop minéralisé. Tendance aux hypercémentoses.

  •  Du fait de leur implantation solide dans un os dense, au cours de la vie, les dents ont une tendance à l'abrasion physiologique, favorisée de plus par des dents peu cuspidées et par une musculature faciale puissante.

  •  Résistance naturelle à la carie dentaire, mais fréquence éventuelle des caries du collet.

  •  Peu de problème sur le plan orthodontique = pas ou très peu de malpositions, voûte palatine aplatie, occlusion quasi parfaite.

  •  En cas de chirurgie, la syndesmotomie est souvent nécessaire pour prévenir le risque de fracture des parois alvéolaires.

LE PHOSPHORIQUE

  1. Le visage est triangulaire avec prédominance de l'étage supérieur, ce qui correspond au type cérébral de SIGAUD. C'est l'exemple de Valéry GISCARD D'ESTAING, dont le biotype longiligne est opposé à celui de son ancien Premier ministre, R. BARRE. A la brachyycéphalie de ce dernier s'oppose la dolicocéphalie du longiligne.  Les mains sont longues, notamment les doigts qui sont plus longs que la paume. Habituellement le bras et l'avant-bras forment un angle plat (.

  2. Autre différence: à l'hypolaxité ligamentaire du bréviligne s'oppose l'hyperlaxité ligamentaire du phosphorique qui explique sa démarche souple, souvent élégante, mais aussi quelques difficultés articulaires comme la tendance à se tenir voûté, les pathologies de la colonne vertébrale.

L'appareil bucco-dentaire:

  •  Dents longues, rectangulaires ou triangulaires, plus jaunes que celles du carbonique.
  •  Ligament alvéolo-dentaire souple.
  •  Voûte palatine le plus souvent ogivale.
  •  Tendance à l'endognathie ou autres malpositions.
  •  Tendance aux caries, à l'hémorragie post-opératoire (PHOSPHORUS

LE FLUORIQUE

  •  Sujets de taille et de poids variables dont l'asymétrie est plus ou moins prononcée et l'hyperlaxité ligamentaire, ici au maximum. On associe souvent à ce biotype l'image du polichinelle, capable de positions extrêmes. certes, tous les fluoriques ne sont pas aussi caricaturaux et même on peut affirmer que la plupart des danseurs et danseuses répondent à ce biotype, ce qui souligne la grâce ou la beauté du corps. 

  •  Malheureusement, dans les cas critiques, les malformations ostéo-articulaires sont plus ou moins importantes, l'hyperlaxité ligamentaire prédispose aux pathologies articulaires précoces et parfois graves.

  •  Noter que les bras et les avant-bras forment un angle supérieur à 360°.

L'appareil bucco-dentaire:

  •  On trouve tout chez le fluorique, comme à la Samaritaine = denture normale, maxillaires parfaitement développés. Ou malformations dentaires, alvéolaires et maxillaires de toutes sortes. Les anomalies de forme, de nombre et d'implantation sont fréquentes = centrales énormes et latérales minuscules, dents supplémentaires ou absentes.

  •  Les dents peuvent être bien minéralisées, mais on trouve chez les sujets fluoriques une nette tendance aux anomalies de l'émail, à l'image de la fluorose chronique. De plus, l'os alvéolaire peut être mal minéralisé et c'est la voie aux maladies parodontales si fréquentes chez ces sujets. Fragilité des racines dentaires et os alvéolaire peu minéralisé expliquent la facilité des avulsions mais aussi quelques risques, comme le refoulement d'un apex de prémolaire dans le sinus maxillaire.

Les types biotypologiques ne sont pas purs, on ne peut classer tous les enfants dans ces catégories. Cependant certains signes peuvent nous aider à comprendre les problèmes posés par certains enfants.

LE DÉVELOPPEMENT PSYCHO-AFFECTIF ET PSYCHOLOGIQUE

Le développement psycho-affectif et psychologique de l'enfant est important car ce développement conditionne beaucoup d'aspects de la vie. Si ce développement est harmonieux il évitera à l'enfant de mettre en place des compensations qui lui seraient préjudiciables, notamment des tics (succion du pouce ou d'un objet, onycophagie), une posture adaptative d'une psychologie de repli ou d'agressivité, un stress permanent qui provoque un serrement permanent des dents.

Un enfant doit aussi bénéficier d'une alimentation équilibrée. Nous constatons l'apparition de l'obésité avec les abus de sucres et de graisses. Mais il faut savoir que l'obésité n'est la seule "punition" accompagnant une alimentation inadéquate. Les maladies infectieuses chroniques (sinusites, rhino-pharyngites, allergies) peuvent être soit causées, soit aggravées par une mauvaise alimentation.

A ce propos il faut savoir éduquer le goût des enfants. La diversité alimentaire, nécessaire à une bonne santé ("Que ton aliment soit ton premier médicament" Hippocrate) est avant tout une éducation du goût de l'enfant. En lui apprenant à aimer une diversité de saveurs on conditionne ses désirs alimentaires et son équilibre biologique.

Il y aurait beaucoup à dire sur la psychologie de l'enfante et nous y consacrerons, ultérieurement un chapitre ayant travaillé beaucoup dans ce domaine.

L'important pour notre sujet d'orthodontie est que l'équilibre de l'enfant lui permette de passer sans encombres les étapes de son développement en lui assurant des fonctions oro-faciales normales.

LES ANTÉCÉDENTS MÉDICAUX

LES MALADIES INFECTIEUSES

Les maladies infectieuses répétées ou chroniques peuvent engendrer des modification des fonctions oro-faciales et l'interrogatoire devra être orienter vers les maladies qui vont faire obstacle à le fermeture de la bouche, à la respiration nasale, à l'amplitude de la respiration pulmonaire et abdominale.

Il faudra aussi s'intéresser à la posture générale de l'enfant.

Nous citerons parmi les plus importantes :

  •  Rhino-pharyngites

  •  végétations

  •  Allergies respiratoires

  •  Angines avec amygdales hypertrophiées

  •  Asthme

LA POSTURE

Sachant l'importance de la posture dans le développement morphologique de l'enfant (OntogenèseEnsemble des processus qui, chez un organisme animal ou végétal, conduisent de la cellule oeuf à l'adulte reproducteur), une surveillance et un traitement adapté de chaque anomalies s'avère indispensable. En effet le crâne et la face font partie de l'ensemble squelettique du corps qui subit toutes les forces musculaires qui animent le corps. Ces forces musculaires modèlent l'os et participent à son développement.

Raphaël Fenart a démontré que les changements de posture sont à l'origine de l'évolution des espèces pour aboutir à l'homo erectus.

Les troubles posturaux peuvent être à l'origine de dysmorphoses crânio-faciale importantes en maintenant des position céphaliques anormales, des tensions asymétriques sur les os de la face et des perturbations des fonctions oro-faciales.

Parmi les plus importantes nous citerons :

  •  Le torticolis congénital

  •  La maladie de Sheuermann ou épiphysite de croissance

  •  Les attitudes scoliotiques

  •  Les exagérations des courbures physiologiques sagittales de la colonne vertébrale : hyperlordose cervicale et lombaire, hyper cyphose dorsale.

Nous reviendrons en détail sur ces problèmes au chapitre posture

LES FONCTIONS ORO-FACIALES

Les fonctions oro-faciales ont une importance capitale dans la formation et le développement de la face et notamment de la bouche et des arcades dentaires.

Elles sont multiples car depuis la création de la vie animale la bouche est l'instrument essentiel au maintien de cette vie pour assurer la conservation de l'espèce. La gueule, pour les animaux marins, rampants ou quadrupèdes, assure la préhension des aliments végétaux, la mort des animaux avant leur ingestion, les soins des blessures occasionnelles, le nettoyage des parties du corps, les marques de tendresse des parents à leurs petits, les cris utiles à la communication, les jeux, la découverte du monde. De ce fait on peut dire que la gueule est la main de l'animal.

La main a-t-elle remplacé complètement la gueule de l'animal, devenue bouche ?

Non bien entendu, car la bouche continue à ingérer la nourriture et l'eau, à oxygéner le corps, à découvrir l'univers et à relier l'homme à son environnement par la phonation, la mimique,  le baiser et bien d'autres fonctions.

Comment les fonctions oro-faciales participent-elles à la croissance et au développement de la face ainsi qu'au bon placement des dents ?

Les muscles qui s'insèrent sur les os qui composent la face et la bouche exercent des tractions sur ces derniers. Ces tractions, si elles sont bien orientées et symétriques formateront des os symétriques et harmonieux.

Quelles sont les fonctions oro-faciales les plus importantes dans le développement de la face et le placement des dents ?

  •  La déglutition

  •  La mastication

  • La respiration

LA DÉGLUTITION

Nous avons plusieurs types de déglutition. La première est celle du foetus qui débute vers le 2.5 mois de la grossesse. La déglutition du foetus apparaît au moment où il se produit une déflexion de la tête et où il porte les mains aux lèvres. Il s'agit alors de la "succion-déglutition" qui va se prolonger jusqu'à l'âge de 4 à 5 ans.  Il faut savoir que le foetus peut déjà sucer son pouce dans l'utérus. 

Sur ce schéma, repris de CHATEAU, nous voyons que les arcades dentaires se trouvent au centre d'un mur musculaire interne : la langue et d'un autre mur musculaire externe latéral : les joues formées par les muscles buccinateurs et  d'un mur musculaire antéro-externe les muscles des lèvres et en particulier l'orbiculaire.

La succion-déglutition doit, normalement, disparaître, pour céder la place à la déglutition. Quelle est la différence ?

SUCCION-DEGLUTITION DÉGLUTITION

La succion-déglutition se confond, d'une certaine manière  avec la déglutition alimentaire. En effet la langue occupe toute la place dans la cavité buccale. Elle s'interpose entre le maxillaire et la mandibule car il n'y a pas de dents et la mandibule a une forme plate. Sa place et son mouvement est identique que ce soit au cours de l'alimentation qu'eu cours de la déglutition salivaire.

Au cours de cette période la langue occupe tout l'espace de la bouche, elle est au contact des lèvres et des joues et elle est entre le maxillaire et la mandibule.

Il est vraisemblable que cette position stimule le système propriocepteur des gencives et participe activement au changement de forme progressif de la mandibule et du maxillaire, mais aussi à l'apparition des dents par une stimulation de la fibro-muqueuse gingival qui transmet les pressions subies à l'os qui contient le germe de la dent.

A partir de l'âge de 4 à 5 ans il faudra considérer des déglutitions qui seront  :

  1. La déglutition salivaire qui aura une importance considérable dans la croissance crânio-faciale et le placement des dents.

  2. La déglutition alimentaire.

  3. La déglutition infantile ou primaire qui est la persistance anormale d'une forme adaptée de la succion-déglutition du foetus et de l'enfant. On en trouvera 3 types principales qui pourront se combiner : l'interposition, la pulsion, la langue basse.

La déglutition salivaire et les déglutitions salivaires dites "infantiles" car elles sont la persistance de la succion-déglutition du bébé,  seront celles qui nous intéressent le plus dans l'étude de la croissance faciale et  du positionnement harmonieux des dents, en raison de leur fréquence et des forces développées par la langue sur son environnement osseux et dentaire.

LES DÉGLUTITIONS

Une déglutition comprend plusieurs temps en fonction de l'endroit où va se situer le contenu à avaler. Seul le temps buccal nous intéresse puisque c'est celui qui met la langue en contact avec son environnement buccal immédiat.

FRÉQUENCE :

  •  Salivaire = 1.500 à 2.000 fois/jour. En prenant une moyenne de 1.800 et en multipliant par 365 jours nous obtenons : 657.000 déglutitions/an

  •  Alimentaire en considérant le temps d'un repas au cours duquel on ingère véritablement du liquide et des aliments solides on peut estimer le nombre 200 par jour au maximum. ce qui nous donne 200 * 365 = 73.000 déglutitions alimentaires/an. La différence est importante. De plus la présence du bol alimentaire dans la cavité buccale réduit les forces masticatrices et linguales qui s'exercent sur les dents et les maxillaires.

SALIVAIRE NORMALE

Conditions de la déglutition salivaire normale.

Pour que la déglutition salivaire soit normale il faut que la langue trouve un environnement favorable à cette fonction. Les conditions essentielles sont :

  •  La liberté de la langue dans la cavité buccale. Pour cela il faudra traiter tout frein lingual trop court

  •  L'occlusion labiale est un éléments essentiel. Un entre bâillement labial, même infime, obligera la langue à une position de compensation dans la cavité buccale. Si les dents sont serrées, la langue viendra, au cours de la déglutition, se positionner en bas de la cavité buccale, derrière les incisives mandibulaires.

  •  L'occlusion dentaire est aussi une condition essentielle d'une déglutition salivaire normale. Toute désocclusion dentaire obligera la langue à venir s'interposer entre les dents.

Description de la déglutition salivaire normale dans son temps buccal

 Le temps buccal : La déglutition salivaire s’effectue, normalement, bouche fermée, c’est à dire en serrant les dents (intercuspidie) et en joignant les lèvres (occlusion labiale parfaite).  La pointe de la langue s’élève alors des incisives vers le palais, tandis que son corps se déprime pour former une gouttière inclinée en arrière vers le pharynx. Les génioglosses relèvent la pointe, tandis que les styloglosses, les hyoglosses et le lingual supérieur la creusent et la projettent en arrière. En même temps, le voile du palais s’élève et se porte au devant de la paroi postérieure du pharynx, soulevée en bourrelet par le constricteur supérieur, pour venir obturer les fosses nasales. (Rouvière)

SALIVAIRES DYSFONCTIONNELLES

Il existe trois types de déglutitions /

  •  L'interposition linguale postérieure : le sujet place sa langue entre les dents postérieures (prémolaires et molaires) pour avaler la salive. Souvent lorsque le sujet ouvre la bouche on peut voir l'empreinte des dents sur les côtés de la langue. La langue peut aussi conserver cette position entre les déglutition.

  •  La pulsion linguale : le sujet place sa langue entre les dents du secteur antérieur dentaire (incisives - canines).

  •  La langue basse : le sujet maintient sa langue vers la bas et la pointe vient se positionner derrière les incisives mandibulaires.

Chaque type de déglutition dysfonctionnelle peut être responsable d'une dysharmonie dento-maxillaire simplement ou d'une anomalie de la croissance crânio-faciale et provoquer une dysmorphose plus ou moins sévère.

Il est essentiel que dès l'âge de 2 ou 3 ans on encourage l'enfant à cesser la succion d'un objet (pouce - tétine - doudou etc.) afin de lui permettre d'acquérir une déglutition salivaire normale.

D'autre part il faut, pour que cette évolution se fasse que l'enfant puisse respirer par le nez et non pas qu'il garde la bouche ouverte pour compenser une obstruction nasale permanente.

LA MASTICATION

Nous avons vu la différence importante de fréquence qui existe entre la déglutition salivaire et alimentaire. La mastication est associée de fait à la déglutition alimentaire donc d'une fréquence moindre et la présence du bon alimentaire entre les arcades dentaires amorti beaucoup les contacts dento-dentaires, voire les rend impossible pour une partie de la mastication, au moins de début de la mastication d'un bol alimentaire.

Sauf chez les inconditionnels de la pâte à mâcher (chewing-gum), et les personnes stressées qui s'amusent à contracter et relâcher sans cesse les masséter pour serrer les dents, on peut considérer que la mastication n'est pas prioritaire dans le développement crânio-facial et la position des dents. Cependant il faut prendre en compte la stimulation répétée des dents dans leurs alvéoles et de la fibro-muqueses gingivale . On peut aussi penser que le mécanisme rotatoire de la mandibule qui permet l'écrasement des aliments dans les gouttières masticatrices permet aux dents de trouver une position adéquate à ce travail. Il est nécessaire d'avoir une alimentation "solide" pour développer une mastication efficace.

LA RESPIRATION

RESPIRATION NASALE OU BUCCALE

Nous venons de voir que la respiration nasale est le complément indispensable d'une bonne déglutition. Il faut donc permettre à l'enfant cette respiation nasale permanente en veillant à en lever tous les obstacles :

  •  Rhinites chroniques

  •  Allergies

  •  Végétations et amygdales infectées ou exubérantes

  •  Alimentation : nous avons noté qu'une alimentation déséquilibrée, notamment trop riches en sucres pouvait être à l'origine d'infections rhino-pharyngées chroniques.

  •  Asthme

  •  Bronchites à répétition etc.

  •  La déglutition infantile

Il existe nombre de tests pour déterminer si l'enfant respire bien par le nez :

  1. Le test du miroir : s'il y a de la buée, il y a respiration nasale

  2. Test des ailes nez : pincer entre les 2 doigts puis relâcher rapidement. Si le retour à leur position normale est suivi d'une petite dilatation la respiration nasale est bonne

  3. Test de Rosenthal : demander à l'enfant d'inspirer et d'expirer 10 fois de suite par le nez. Il doit y arriver sans être essoufflé.

  4. Test de Landouzy : Plaquer la narine contre la cloison nasale et demander une inspiration par l'autre narine. Écouter le bruit et le sujet. Puis faire de même avec l'autre narine.

Il arrive que l'obstruction nasale ne soit que le résultat de l'action mécanique de la déglutition infantile sur le<maxillaire supérieur et sur les sinus. Dans ce cas l'obstruction nasale ne disparaîtra qu'avec la correction de la déglutition anormales. Le résulta est immédiat. Dès les premières déglutition normales la respiration nasale est possible, au grand étonnement de l'enfant et de ses parents.

RESPIRATIONS THORACIQUES ET ABDOMINALE

Lors que l'air a franchi les voies aériennes supérieures (nez et bouche) il se dirige vers les poumons, aspiré par les muscles respiratoires qui dilate les poumons en augmentant par un mouvement le volume pulmonaire à la manière d'un soufflet.

nous pouvons déterminer 3 types de respirations :

  1. Une respiration costale supérieure

  2. Une respiration costale inférieure

  3. Une respiration abdominale

Chacun, en fonction de sa posture, de ses habitudes , de sa biotypologie et de son passé pathologique a "choisi" une respiration habituelle. Cette respiration exerce à chaque minute des forces de tractions sur la face et le crâne. Ses forces seront différentes en fonction de la respiration dominante. Une respiration abdominale exercera peu de traction sur la face et sur le crâne alors qu'une respiration thoracique supérieure, dont le volume est plus réduit que pour les autres, sera plus active par les muscles thoraciques supérieurs et par une fréquence plus importante pour ompenser un volume plus réduit à chaque respiration.

LA POSTURE

L'effet de la pesanteur sur le corps sera bien réparti et ne soumettra pas les os à des forces anormales. La pesanteur est une force qui s'exerce de manière constante sur notre corps. de ce fait

Qu'est-ce que la posture ?

c'est l'attitude, la position du corps, volontaire ou non. Il faut la considérer dans les trois plans de l'espace qui sont les plans  :

  •  Frontal

  •  Sagittal

  •  Horizontal

La tête est le sommet de l'édifice squelettique humain, en tant que sommet il en devient la pierre angulaire.

Les os de la tête se divisent en deux groupes :

Le splanchnocrâne

Le splanchnocrâne se compose des os qui trouvent à la partie antérieure du corps. Il est suspendu au neurocrâne par les articulations temporo-mandibulaires auxquelles nous avons consacré une bonne partie de ce site.

SPLANCHNOCRÂNE

 NEUROCRÂNE

Il est composé des os qui forment la face :

  •  Les 2 os lacrymaux ou unguis

  •  Les 2 os propres du nez

  •  Les 2 maxillaires supérieurs

  •  Les 2 os zygomatiques ou os malaires

  •  Les 2 os palatins

  •  Les 2 cornets nasaux

  •  La mandibule ou maxillaire inférieur

  •  Le Vomer.

 

Il est la partie du crâne qui se développe
autour de l'encéphale et des organes sensitifs.

Il est formé des os qui constitue la boite crânienne qui contient l'encéphale.

  •  L'os occipital

  •  Les 2 os temporaux

  •  L'os sphénoïde

  •  L'os frontal

  •  L'os ethmoïde

 

Les travaux de Raphaël Fenart ont démontré que les modifications de la posture sont à l'origine même de notre évolution. Lorsque nous analysons la posture des mammifères à la naissance nous constatons que la totalité des mammifères sont dotés de leur posture quelques heures, voir quelques minutes, après leur naissance. Cette faculté de se déplacer immédiatement est indispensable à leur survie, sinon il ne trouverait pas le téton maternel qui va les nourrir pendant les premiers mois de leur vie.

Pour l'homo erectus les choses sont différentes. Sorti du sein maternel, notre nouveau né se retrouve dans l'état des poissons et des reptiles (mobilité en moins). Il est en position horizontale et il va maintenir cette position durant les premières semaines de sa vie. Nourri par le sein maternel, toujours en position allongée. Très vite cependant le bébé va acquérir une fonction vitale pour son développement : il va "tenir sa tête". Ce qui veut dire qu'il va être capable de la redresser pour découvrir le monde. Lorsqu'un bébé ne peut maintenir une extension de la tête lorsqu'il en décubitus ventral, il est susceptible d'être la victime d'un syndrome neurologique. A cette période la forme de la tête du bébé est différente de ce qu'elle deviendra avec la croissance. Il existe des fontanelles entres les os du neurocrâne. Quelques mois après sa naissance le bébé va acquérir la position assise qui placera sa tête à l'aplomb de la colonne vertébrale. Dans son lit puis dans parc ou sur le plancher le bébé commence à se mouvoir :

  •  Il arrive à se retourner dans son lit

  •  Il arrive à se déplacer dans son lit, en rampant, pour atteindre ce qu'il convoite

  •  Dans son parc ou sur le sol il va se déplacer successivement en rampant, puis à la manière du lapin (assis sur ses talons, en appui sur les bras, il fait des petits sauts. Plus tard il arrivera à marcher à 4 pattes. De sa position à 4 quatre pattes il va se dresser en position "à genoux" pour libérer ses mains de l'appui et saisir les objets plus en hauteur. Partant de cette position il va faire des efforts pour se mettre debout. Dernière étape qui va le mener à la marche assistée par ses parents ou dans un déambulateur puis seul.

  •  La marche en position érigée n'est pas la dernière étape de l'évolution posturale de l'enfant. La marche et l'amélioration de l'équilibre vont former les voûtes plantaires et les courbures vertébrales.

Selon Kapandji ((Physiologie articulaire III, par Kapandji, chez Maloine), faisant référence à T.A. Willis, évolution des courbures rachidiennes du premier jour de la vie jusqu'à l'âge de 10 ans;

Il est donc très important de surveiller la posture de l'enfant car la posture vertébrale va déterminer la posture de la tête sur le rachis cervical et donc la directions des tractions qui vont s'exercer sur le splachnocrâne et le neurocrâne.

Le crâne situé au sommet de la colonne vertébrale, posé sur l'atlas (1° vertèbre cervicale rappelant le géant Atlas qui porte la terre sur ses épaules) par les condyles occipitaux trouve son point d'équilibre sur une  plateforme dont la composition est particulière. Les condyles occipitaux reposent sur des surfaces de forme ovale et au centre se trouve l'apophyse odontoïde issue de l'axis (2° vertèbre cervicale) et qui devient un centre d'équilibre de la tête par rapport rachis cervical.

 

 

Cela est d'autant plus vrai que de nombreux auteurs, dont Jean Delaire, considèrent l'équilibre de crânio-cervical comme essentiel dans la croissance crânio-faciale. 

 

Delaire représente sur ce schéma l'équilibre de la tête, de la face et du rachis cervical.

 

page en cours d'achèvement.

 


 

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